Le Karabagh dans les années 1920-1980

Avec la consolidation du pouvoir soviétique en Russie, le gouvernement impérial a commencé à restaurer ses frontières. Les unités de la XIe Armée Rouge installées au nord des frontières de la République démocratique d’Azerbaïdjan a reçu des instructions et des ordres pertinents pour réaliser le plan d’occupation de la république. Les forces de soutien de l’Etat soviétique au sein du parlement azerbaïdjanais et la révolte de mars déclenchée par des séparatistes dachnaks-arméniens au Karabagh, ont précipité la chute de la République démocratique d’Azerbaïdjan. N’ayant vécu que pendant 23 mois la République démocratique d’Azerbaïdjan a été renversée par les baïonnettes de la XIe Armée Rouge et le régime soviétique a été rétabli en Azerbaïdjan du Nord. Ainsi, a commencé la nouvelle étape des événements autour du Haut-Karabagh. Selon son relief, le Karabagh se divise en deux parties (les plaines et les montagnes). Cette réalité est aussi confirmée par la science. Lorsque le Karabagh faisait partie de la Russie tsariste, c’est-à-dire le territoire de l’ancien khanat du Karabagh avait subi des divisions administratives et ainsi la notion du «Karabagh» avait perdu son sens originel. Toutefois, à l’époque de la République démocratique d’Azerbaïdjan, la notion du «Karabagh» a repris son sens ancien. Le terme du «Haut-Karabagh» a été inventé par les dachnaks. Depuis ce temps, la notion du «Haut-Karabagh» est utilisée tant au sens géographique que politique. Après la prise du pouvoir en Azerbaïdjan du Nord par les bolcheviques cette notion a pris de l’importance administrative et politique et est devenue l’un des concepts de base dans les relations Azerbaïdjan-Arménie, ainsi que dans le lexique politique de la Russie qui les intervient. Dans le même temps, il a eu un changement dans la couverture géographique du Haut-Karabagh. Le plateau du Karabagh a reçu une autonomie en 1923 et s’appelle la Province autonome du Haut-Karabagh ou en bref, le Haut-Karabagh. La République soviétique socialiste d’Azerbaïdjan (la RSS d’Azerbaïdjan) a été créée le 28 avril 1918. Les faits prouvent que pendant une période de plus de 70 ans sous le régime soviétique, les Arméniens ont réussi à étendre leur territoire au détriment de l’Azerbaïdjan et à expulser les Azerbaïdjanais de leur terre historique. Suite à cette politique menée de façon délibérée et systématique le territoire de l’Azerbaïdjan, qui s’étendait sur une superficie de 114 mille km² en 1918-1920, a diminué jusqu’à 86,6 mille km² à l’époque soviétique.
Le 30 novembre 1920, la partie occidentale de la province de Zenguezour a été annexée à l'Arménie. En conséquence, la région du Nakhitchevan a été séparée de l’Azerbaïdjan. Depuis le 12 ars 1922 jusqu’au 5 décembre 1936, l’Azerbaïdjan faisait partie de la République socialiste fédérative soviétique de Transcaucasie (RSFST). Avant l’adhésion de l’Azerbaïdjan à la RSFST, plus de deux tiers du gaza de Cherour-Dereleyez étaient déjà annexés à l’Arménie. Après l’adhésion de l’Azerbaïdjan à la RSFST, la grande partie du gaza de Gazakh, le gaza de Djabraïl et certains villages de la République soviétique socialiste autonome du Nakhitchevan (la RSSA du Nakhitchevan) avaient été inclus dans le territoire de l’Arménie. Sous le prétexte de l’installation des Arméniens provenant de l’étranger le Conseil des Ministres de l’URSS a adopté, le 23 décembre 1947 et le 10 mars 1948, des décisions sur le déplacement des kolkhoziens et de la population azerbaïdjanaise de la RSS d’Arménie vers la plaine de Koura-Araxe de la RSS d’Azerbaïdjan. Selon ces décisions, pendant les années 1948-1953, plus de 100 mille Azerbaïdjanais ont été expulsés de force de leur terre natale – des régions montagneuses de l’Arménie- vers les plaines de Mil et de Moughan.
La Province autonome du Haut-Karabagh de la RSS d’Azerbaïdjan
La Province autonome du Haut-Karabagh (PAHT) a été créée le 7 juillet 1923 dans la partie montagneuse du Karabagh, dont la majorité de la population était déjà arménisée. La ville de Khankendi est devenue le centre administratif de l’autonomie. En septembre 1923, la ville a été rebaptisée en Stepanakert, en l’honneur de Stepan Chahoumian, leader des bolcheviques et des «dachnaks».
 
Selon le recensement du 12 janvier 1989, 189 mille habitants, dont 139 mille Arméniens (73,5 %), 48 mille Azerbaïdjanais (25,3 %) et 2 mille représentants d'autres nationalités (1,2 %), vivaient dans la province autonome.
Le gouvernement central de l’URSS, ainsi que celui de la RSS d’Arménie avaient rejeté l’attribution de l’autonomie culturelle au plus de 200 mille Azerbaïdjanais vivant à ce moment-là en Arménie. En ce qui concerne les allégations de discrimination contre la population arménienne du Haut-Karabagh, les recherches critiques prouvent le contraire : La PAHK possédait tous les éléments clés de l’autonomie. Le statut de la province autonome du Haut-Karabagh au sein de la RSS d’Azerbaïdjan avait été déterminé dans les Constitutions de l’URSS de 1936 et de 1977. Conformément aux constitutions de l’URSS et de la RSS d’Azerbaïdjan, le statut juridique de la PAHK était réglementé par la loi «Sur la Province autonome du Haut-Karabagh» soumise au Conseil suprême de la RSS d’Azerbaïdjan par le Conseil des députés du peuple et adoptée le 16 juin 1981. En tant qu’unité territoriale la PAHK avait sa propre forme d'autonomie administrative et certains droits pouvant répondre à des besoins spéciaux de la population. Conformément à la Constitution de l’ex URSS, la PAHK était représentée par 5 députés au Conseil des Peuples du Conseil suprême de l’URSS, et 12 députés au Conseil suprême de la RSS d’Azerbaïdjan. Le Conseil des députés du peuple, organisme législatif de la PAHK, disposait d’un large pouvoir. Tenant compte des spécificités nationales et d'autres caractéristiques, cet organisme résolvait toutes les questions locales servant aux intérêts des habitants vivant dans la province. La langue arménienne était utilisée au sein du gouvernement, des autorités administratives et judiciaires, ainsi que dans l’éducation. Les télévisions et les radios diffusaient des émissions en arménien. Dans la province, il y avait également des journaux et des revues publiés dans cette langue. De 1971 à 1985, 483 millions de roubles avaient été investis dans le développement de la PAHK. Ce qui était plus de 2,8% qu’au cours des 15 précédentes années. Dans les années 1970-1986, la production industrielle dans la république avait triplé. Dans la PAHK ce chiffre avait constitué 3,3%. Dans l’année scolaire 1988-1989, la langue arménienne était enseignée dans 136 écoles secondaires et 13 écoles internationales au Haut-Karabagh. En général, 181 écoles arméniennes et 29 écoles internationales fonctionnaient en Azerbaïdjan dans la même année scolaire. Plus de 2130 étudiants, dont la majorité arménienne, faisaient leurs études aux sections azerbaïdjanaise, arménienne et russe. En outre, au Haut-Karabagh, il y avait des dizaines d’écoles secondaires spécialisées et professionnelles. Cinq périodiques indépendants étaient publiés en arménien. Avant 1828, il n’y avait un seul Arménien à Bakou. Mais, en 1988, leur nombre avait atteint 300 mille personnes, dont 170 mille inscritss et 130 mille sans papier. Au total 500 mille Arméniens vivaient et travaillaient dans la république. Pendant longtemps, ils avaient occupés des postes importants comme secrétaire au Comité central du PC et du Comité de Bakou, adjoint, chef de département, ministre, chef de comité au Comité exécutif central, au Conseil suprême, au Conseil des Commissaires du peuple et au Conseil des Ministres de la RSS d’Azerbaïdjan.  
Les répressions que les Arméniens avaient menées en Azerbaïdjan dans les années 30 étaient plus terribles que des tragédies perpétrées contre le peuple azerbaïdjanais en 1905-1907 et 1918-1920.
 
Voici la liste de quelques-uns des Arméniens qui avaient occupé de hautes fonctions en Azerbaïdjan avant 1990 :

1. A.A.Ayriyan – le ministre de l’industrie forestière et de la transformation du bois
2. V.N.Nersesyan – Secrétaire du Comité du Parti de l’arrondissement de Kirov de Bakou
3. N.V.Gabrielyan – vice-président de l’Azerittifag.
4. A.S.Bedjanyan – procureur au Département des enquêtes du Parquet général de la RSS d’Azerbaïdjan.
5. S.M.G.Ohandjanyan – vice-président de l’Union Azerkendkimya.
6. B.A.Ayrapetov – vice-président du Comité exécutif de la ville de Bakou, chef de la Direction de la planification de la ville de Bakou.
7. J.S.Sarkissova – procureur au Département pour la surveillance de l'examen des affaires pénales dans des tribunaux du Parquet général de Bakou.
8. R.M.Gazaryan – procureur du département de surveillance du respect des lois dans les colonies de rééducation par le travail.  
9. N.A. Melkumyan – chef comptable du Parquet général de la RSS d’Azerbaïdjan.
10. L.V. Ohanesyan – chef de l’unité spéciale et générale du Parquet général de la ville de Bakou etc.
Source:
www.azerbaijan.az/portal/Karabakh/History/history_a.html 
www.mfa.gov.az
www.virtualkarabakh.az
Youssif Gazoyev, «La question arménienne», Bakou 2009. 

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